Sur la table de l'hôtel le plan se déroule, réglons nos montres, mettez les cagoules. On s'est refait le scénario dix fois, cent fois, tout est paré, une voiture nous attend en bas, garée. C'est parti pour le casse du siècle à la banque du temps, allongés les instants précieux, les bons moments ! Comme un hold-up avec Clint Eastwood ; ventre à terre, mains sur la tête, que personne ne boude. Attention, pas d'entourloupe, au premier faux pas, à la moindre occasion on tire dans l'tas ! Remplissez les sacs de fous rires, de grasse-matinées, bourrons nos poches de souvenirs, de baisers volés... Autant vous prévenir commissaire, on n'est pas commodes, même pas besoin des clés du coffre, on a les codes. Nous sommes voleurs d'élite, venus chercher un peu d'enfance, dîtes à vos râleurs embusqués qu'ils se tiennent à distance. Pas de fragments de vécu, ni de petite coupure, on veut des magots, des trésors grandeur nature ! Avisez monsieur le ministre qu'on va sortir aussitôt, qu'il nous affrète in extremis un hélico...

Sur la table de l'hôtel le plan se déroule, réglons nos montres, mettez les cagoules. On s'est refait le scénario dix fois, cent fois, tout est paré, une voiture nous attend en bas, garée. C'est parti pour le casse du siècle à la banque du temps, allongés les instants précieux, les bons moments ! Comme un hold-up avec Clint Eastwood ; ventre à terre, mains sur la tête, que personne ne boude. Attention, pas d'entourloupe, au premier faux pas, à la moindre occasion on tire dans l'tas ! Remplissez les sacs de fous rires, de grasse-matinées, bourrons nos poches de souvenirs, de baisers volés... Autant vous prévenir commissaire, on n'est pas commodes, même pas besoin des clés du coffre, on a les codes. Nous sommes voleurs d'élite, venus chercher un peu d'enfance, dîtes à vos râleurs embusqués qu'ils se tiennent à distance. Pas de fragments de vécu, ni de petite coupure, on veut des magots, des trésors grandeur nature ! Avisez monsieur le ministre qu'on va sortir aussitôt, qu'il nous affrète in extremis un hélico...
Voir la nuit tomber sur Carnot, alors que l'on parle encore et encore avec Elle. Admirer Orion se lever, et connaître le nom de ses étoiles. Faire des anniversaires surprises, pour un lama, pour une Polly, attendre 10 minutes dans le noir en disant Chuuuuuut !, et hurler quand elle ouvre la porte. Lire Camus avec mon absurde stoïque, l'entendre tenter, pendant 30 minutes, de poser une question qui commence par "Selon toi, quelle est la place que devrait prendre, dans la vie...", l'entendre faire un banc bourguignon à un concert de Bénabar, manger du poisson pané et des pâtes avec lui, rire ( jaune ? ) quand il m'oublie et qu'il s'en veut, et quand je vais jusqu'à chez lui, et que, non, fallait pas venir ce soir. ( Penser à toi. ) Faire apprendre du vocabulaire d'espagnol à E.T., en plein soleil, lui envoyer des messages quand elle est à 50 cm de moi, raconter les potins du jour. Passer chez Giovanni, aller manger au McDo avec lui, écouter Charlie Winston, et attendre avec beaucoup d'impatience le 30 avril. Partir en extérieur, même avec une jument complètement GRAVE. Boire du thé et regarder Maxence danser, devant Sab morte de rire. Aller à CHARTRES, chanter le Ressucito à la messe avec vous, admirer les sculptures de cire d'Estelle, aller voir un concert de gospel, chanter autour de Max, Théo, et Antoine, regarder les deux derniers faire du diabolo ou des bolaces enflammées à deux heure du mat' devant la cathédrale. Ecouter des Vieilles Crécelles et rentrer sous la pluie, la nuit dans le noir, avec deux gardes du corps incompétents. Refaire le monde avec Maxime, pendant 3h, sur un muret ou dans une cathédrale au milieu de la nuit. J'aime quand il me lit Victor Hugo, et son sourire à la fin. « C'est un malade, ce mec ».
(J'ai tellement de chance de vous avoir.)

# Posté le mardi 28 avril 2009 06:16

Modifié le samedi 02 mai 2009 07:21

" It's never too late — or in my case too early — to be whoever you want to be. There's no time limit ; stop whenever you want. You can change, or stay the same — there are no rules to this thing. We can make the best or the worst of it. I hope you make the best of it. I hope you see things that startle you. I hope you feel things you never felt before. I hope you meet people with a different point of view. I hope you live a life you're proud of. If you find that you're not, I hope you have the strength to start all over again. " The Curious Case of Benjamin Button, David Fincher, 2008, Brad Pitt

   " It's never too late — or in my case too early — to be whoever you want to be. There's no time limit ; stop whenever you want. You can change, or stay the same — there are no rules to this thing. We can make the best or the worst of it. I hope you make the best of it. I hope you see things that startle you. I hope you feel things you never felt before. I hope you meet people with a different point of view. I hope you live a life you're proud of. If you find that you're not, I hope you have the strength to start all over again. "       The Curious Case of Benjamin Button, David Fincher, 2008, Brad Pitt
"Vous n'avez aucun bagage culturel. Votre culture historique se résume à quelques vagues souvenirs de Terminale ; avant le XXème siècle, vous ne connaissez rien. Votre culture littéraire excède rarement les oeuvres étudiées en première, quand vous vous en souvenez. Vous vous devez de combler ces lacunes. Vous vous devez de lire et d'apprendre. Vous vous devez d'y passer nuit et jour, s'il le faut. Apprenez, bon sang. Apprenez."


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Les vacances commencent bien. On ne peut mieux même. Ces entretiens étaient une aubaine. Se promener, au gré des rues, aller là où le hasard me mène. En Allemagne. Au musée. Au ciné. Le froid et le soleil bleu. Dijon.
Je respire.
Et lire. Lire, encore et encore, parcourir tous les rayons de toutes les librairies, à la recherche des lectures collégiennes, plonger dans des histoires de magie, des jolis contes, des bêtises. Des souvenirs d'enfance, le partage.
Lire dans mon lit, à la lumière du lever du jour, juste assez pour pouvoir déchiffrer les mots. Se délecter des ces sensations retrouvées, trop souvent perdues. Retrouver un certain équilibre de l'esprit ;-) .


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Didier Van Cauwelaert, Cheyenne / Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien / Charles Baudelaire, Le spleen de Paris, Les Fleurs du Mal / Albert Camus, L'Etranger / Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers / Eric-Emmanuel Schmitt, Oscar et la dame rose / Amélie Nothomb, Biographie de la faim / Françoise Sagan, Bonjour Tristesse / Anna Gavalda, Ensemble c'est tout / J. K. Rowling, Harry Potter and the goblet of fire / Arthur C. Clarke, 2001 : Odyssée de l'espace / Luis Sepulveda, Le vieux qui lisait des romans d'amour / Roald Dahl, Bulle ou la voix de l'océan.


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Déjeuner avec un énergumène aux cheveux (trop ?) longs qui tape des pieds en criant "Mais ALLEEEEEEZ !!". Heureusement qu't'es là, toi. (Quoi qu't'en penses.)

Parler de choses qu'on aime. Sous une apparence officielle, discuter entre amis, partager nos impressions. Sans avoir besoin de tricher, avoir de la chance, et sortir complètement rassurée. Bonheur total une fois retrouvées mes converses, mon pantalon et mon pull.
Puis passer une soirée.. mémorable dans une famille adorable. Merci pour la moquette, les ballons, la magie, le polaroïd, le chablis, l'ananas, les placards et les tuyaux d'eau chaude. Et les faux cils, juste à l'oeil droit. Beethov.

Prendre le train, et réentendre leurs voix. Comprendre ce que signifie "avoir un sourire jusqu'aux oreilles", et avoir des crampes d'être si contente. Dimanche, dimanche, dimanche.

Le tout enrobé de musique.


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MGMT, Time to pretend / Cocoon, On my way / Jason Mraz, I'm yours / Rufus Wainwright, Hallelujah / Beirut, Postcard from Italy / Bénabar, Infréquentable / William Sheller, Les miroirs dans la boue / Pep's, Liberta / Coldplay, Viva la vida / Aaron, Le tunnel d'or / Julien Doré, Les bords de mer / Christophe Mali, Lili / U2, Sunday Bloody Sunday / Muse, Unintended / Jamait, Dijon / Amy McDonald, This is the life / Rose, D'autres ailes / Zazie, Je suis un homme / Queen, Bohemian Rhapsody / Amy Winehouse, Back to Black / Telephone, La bombe humaine / Sandi Thom, I wish I was a punkrocker / Les Wriggles, Poupine et Thierry / Louis Armstrong, What a wonderful world / Ludwig Van Beethoven, 9ème Symphonie / KT Tunstall, Suddenly I see / MC Solaar, La vie est belle / Rufus Wainwright, Complainte de la Butte / M. Roux, L'homme ordinaire / Thomas Dutronc, J'suis pas d'ici.


Et Nano. <3
(Paradisz)


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" Some people were born to sit by a river. Some get struck by lightning. Some have an ear for music. Some are artists. Some swim. Some know buttons. Some know Shakespeare. Some are mothers. And some people — dance."

# Posté le vendredi 13 février 2009 11:30

Modifié le samedi 28 février 2009 18:29

Redescendre sur Terre ? Mmh, oui, j'y songe...

Redescendre sur Terre ? Mmh, oui, j'y songe...
Elle adore son visage, passe son temps à le regarder, à remarquer toutes les nuances de son regard, ses sourires, sa façon de plisser les yeux. Et se repasser sa voix, en boucle, dans sa tête.
La manière dont il relève parfois brusquement la tête.
Le sursaut de réalisme qui le traverse. Parfois. Très vite. Elle l'observe d'en dehors. D'autre part. Comment pourrait-il en être autrement ? Elle n'y a jamais cru, elle ne fait qu'y croire. Elle l'oublie, le déteste, et l'adore.
En lui, rassemblés tous les délices de l'être humain.
"Dis, tu ne crois pas, tu ne crois pas qu'on pourrait être heureux, rien qu'un peu heureux ensemble ?"
Elle se plaît à oublier... C'est si bien d'oublier... S'imaginer un ailleurs... Il lui faut, il le faut. Pourquoi se priver de ses bras, se priver de son nom, se priver de son mystère ? Lâche, lâches...


***

Du plomb durci à Gaza, et tout de même, encore de l'espoir un peu partout.
Neve Shalom Wahat al-Salam.
J'ai appris énormément de choses depuis quelques mois. C'est certes formidable d'enrichir ainsi sa culture, son savoir... Mais à quelle fin ? Changer les choses ? Tenter de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre...
Est-ce de la lâcheté, de ne pas ouvrir les yeux ? Est-ce une autre forme de courage, est-ce mieux ? Ou serait-ce encore pire...
Le cynisme et le pessimisme me hantent de plus en plus, comme la conviction que l'on s'invente tout. L'idée qu'on serait là pour quelque chose. Qu'il existe une idée, vague, de bien. Je conserve un peu de naïveté, et sans cela, sans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, sans les Aristochats et le Roi Lion, on aurait dit comme on dit souvent, que, ne vous inquiétez pas, si demain, vous ne nous voyez pas. Ne vous inquiétez pas...

29/12/08, Paris n'a jamais été si belle qu'avec toi. Merci, de m'avoir permis de finir en beauté cette magnifique année 2008... La suivante semble avoir un autre goût.


[ Dîtes-moi, dîtes-moi, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Toujours ces rêves, toujours les mêmes personnes porteuses d'espoirs, personnes qui me sont si chères, qui ma manquent tellement, et que j'ai pourtant tant de mal à revoir... Ces sensations qui sont si belles à retrouver et si dures à quitter, encore une fois... Je n'oublie pas, je pense toujours à ces chevaux, je pense toujours aux Réformés, je regrette chaque jour tout cet univers qui m'a tant apporté, et que je m'obstine à ne jamais vouloir perdre, que je n'ai pas perdu, c'est faux... Ils font partie de moi, quoi qu'il advienne. ]


Je meurs, je meurs, je meurs. :|
"Si j'avais un flingue, et lui en face, certains jours je n'hésiterais pas à tirer."


Certes, ma vie tourne autour d'eux (un chapeau, un lama, un Clavier...), mais, mais comment pourrais-je faire sans ELLES ? Petite E.T., je t'aime car tu es folle, belle, car tu supportes m'entendre me plaindre, car tu as un sens de l'humour génial et des pouvoirs magiques.
"Sans toi les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autre fois."

[ Estelle, love u more than all ]


Humour, Amour, Art. (Ce pourquoi la vie vaut d'être vécue.)

"On parle, on parle, mais il se fait tard, c'est bientôt la fin du Monde, et j'ai plus rien à boire."
(Jamait, Jean-Louis)

# Posté le samedi 17 janvier 2009 14:16

Modifié le vendredi 20 février 2009 17:04

This election had many firsts and many stories that will be told for generations. But one that's on my mind tonight's about a woman who cast her ballot in Atlanta. She's a lot like the millions of others who stood in line to make their voice heard in this election except for one thing: Ann Nixon Cooper is 106 years old.(...) And tonight, I think about all that she's seen throughout her century in America - the heartache and the hope ; the struggle and the progress ; the times we were told that we can't, and the people who pressed on with that American creed : Yes we can.(...) A man touched down on the moon, a wall came down in Berlin, a world was connected by our own science and imagination. And this year, in this election, she touched her finger to a screen, and cast her vote, because after 106 years in America, through the best of times and the darkest of hours, she knows how America can change. Yes we can. America, we have come so far. We have seen so much. But there is so much more to do. So tonight, let us ask ourselves - if our children should live to see the next century; if my daughters should be so lucky to live as long as Ann Nixon Cooper, what change will they see? What progress will we have made?______________________________________________________________________________________________ This is our chance to answer that call. This is our moment.

This election had many firsts and many stories that will be told for generations. But one that's on my mind tonight's about a woman who cast her ballot in Atlanta. She's a lot like the millions of others who stood in line to make their voice heard in this election except for one thing: Ann Nixon Cooper is 106 years old.(...) And tonight, I think about all that she's seen throughout her century in America - the heartache and the hope ; the struggle and the progress ; the times we were told that we can't, and the people who pressed on with that American creed : Yes we can.(...) A man touched down on the moon, a wall came down in Berlin, a world was connected by our own science and imagination. And this year, in this election, she touched her finger to a screen, and cast her vote, because after 106 years in America, through the best of times and the darkest of hours, she knows how America can change. Yes we can. America, we have come so far. We have seen so much. But there is so much more to do. So tonight, let us ask ourselves - if our children should live to see the next century; if my daughters should be so lucky to live as long as Ann Nixon Cooper, what change will they see? What progress will we have made?______________________________________________________________________________________________ This is our chance to answer that call. This is our moment.




Envie :

de parler avec Giovanni.
d'avoir un nouvel appareil photo.
de voir mes cousines (et cousins).
de comprendre quelque chose à ma vie.
d'arrêter d'être toujours sur les nerfs. Me poser.
Et de monter à cheval... Encore et encore.
(C'est assez horrible d'y repenser d'ailleurs.)


____Obama a été élu, et c'est vraiment le bazar dans ma tête...
"Bugger" de temps en temps on m'a dit ça vaut mieux. En fait je dois être un bug permanent.
"Oui c'est bien à vous, ô monsieur, que je m'adresse." C'est un alexandrin.
Seuls les initiés comprendront.
( Les nymphomanes, congénitalement aptes à faire toute sorte de bêtises, ayant une certaine addiction à la boisson ("Moi j'aimerais bien boire avec Modération, mais que veux-tu, je ne l'ai jamais trouvé.."), voire complètement tarés, cinglés, malades. Mais qui sont tout de même sacrément drôles et sympathiques.)

____Notre classe, c'est Dallas, c'est les potins sur facebook, c'est vivre sereinement, écrire des histoires débiles, et beaucoup rire. C'est des (éééééénoormes) pétages de câble avec Mam'zelle Emilie (L). A nous, la vie n'apprend rien. A part à faire "bader" Alex', avec les maxi bourrelets et les mini pinguins, à se faire engueuler sur le terrain de bad', et passer pour une grande méchante avec lui. Allez Alexandro, tu sais, c'est affectueux quand je t'appelle connard. T'sais bien que j'te kiffe.

____"Juste une triste compagne." A défaut d'incendie, c'est un petit feu, étouffé, mais qui me brûle l'estomac, tous les jours. Qui passera. Sûrement. Pas de raison d'avoir peur.

____"Est-ce de notre faute à nous, si on aime le café et l'odeur du tabac, se coucher tard la nuit, se lever tôt l'après-midi, aller au restau, boire des apéro ?" Si on n'arrive pas à bosser... Mais on y arrivera. On aura droit aux Open bonbons, aux écrans plasma, à Lille tout entière, et à des super cours... On ira, toutes les deux, promis ;-) . ( et Mr B ^^ ).

Je suis fan. (Comme ??)

"Le bonheur, c'est l'attente heureuse ; c'est l'horizon d'espérances ; c'est donc l'illusion sans fin." (Maupassant.)

Je suis heureuse.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 18:28

Modifié le samedi 15 novembre 2008 09:07